LA LETTRE
Un message pour notre terre
La Lettre raconte l’histoire du voyage de divers acteurs de première ligne à Rome pour discuter de l’encyclique Laudato Si’ avec le pape François. Le dialogue exclusif avec le pape, inclus dans le film, offre un aperçu révélateur de l’histoire personnelle du pape François et des histoires jamais vues depuis qu’il est devenu évêque de Rome.
Il y a eu projection du film à l’église Sainte-Élisabeth, le samedi 18 novembre à 9 h 30 avec une discussion de groupe, un moment de prière ou de réflexion et une pétition.
PÉTITION À SIGNER ET À ENVOYER À LA COP28 DE DUBAI
https://chng.it/gWrmKscn2Q

Introduction à la science et à la crise planétaire
Le changement climatique fait référence à des changements sur le long terme des températures et du climat. Depuis le 19e siècle, les activités humaines ont été le principal moteur du changement climatique, en grande partie à cause des combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon et le gaz. La combustion de combustibles fossiles génère des émissions de gaz à effet de serre, qui piègent la chaleur du soleil autour de la Terre et augmentent les températures.
Les concentrations de gaz à effet de serre sont à leur plus haut niveau depuis 2 millions d’années. La dernière décennie a été la plus chaude jamais enregistrée, et le réchauffement devrait atteindre environ 3,2 °C d’ici la fin du siècle. Si cette évolution peut sembler relativement mineure, chaque fraction de degré par rapport à la moyenne préindustrielle entraîne d’énormes changements pour les systèmes climatiques délicatement équilibrés qui entretiennent la vie.
Une planète plus chaude signifie un risque accru de conséquences catastrophiques telles que l’élévation du niveau des mers, des incendies graves, des sécheresses intenses, des tempêtes plus fortes et des pluies imprévisibles. En conséquence, la faim et la maladie augmentent, les conflits éclatent et les migrations se multiplient. De nombreuses personnes dans le monde font déjà l’expérience de ces effets dévastateurs.
La biodiversité désigne la variété de toute vie sur Terre à tous les niveaux, des gènes aux écosystèmes. Toutes les espèces, y compris les humains, dépendent les unes des autres pour survivre. La perte de biodiversité entraîne une perte de nourriture, d’eau et même d’oxygène. Ces éléments sont essentiels au fonctionnement de nos sociétés et de nos économies. C’est une tragédie qu’une créature cesse d’exister à cause de nous ; c’est une réalité que nous dépendons de la nature pour notre propre survie.
Le changement climatique et la perte de biodiversité sont profondément liés. Le changement climatique est l’un des principaux moteurs de la perte de biodiversité, et la destruction des écosystèmes compromet la capacité de la nature à réguler les émissions de gaz à effet de serre et à se protéger contre les phénomènes météorologiques extrêmes. Afin de protéger notre maison commune et de parvenir à une durabilité totale dans l’esprit de l’écologie intégrale, ces deux crises doivent être abordées ensemble.
Chacun d’entre nous peut agir pour faire face à ces crises. Qu’il s’agisse d’utiliser moins d’énergie ou d’enrichir les espaces naturels qui nous entourent, chacun d’entre nous est appelé à vivre dans les limites fixées par notre planète. De plus amples informations pour créer votre plan d’action personnalisé sont disponibles via la plateforme d’action Laudato Si’.
L’action collective est nécessaire et urgente. Nos dirigeants doivent introduire dans la législation les moyens d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables, d’encourager le désinvestissement des énergies fossiles et de protéger les droits des peuples autochtones.
Au-delà des actions individuelles, les choix politiques sont essentiels pour lutter ensemble contre le changement climatique et la perte de biodiversité. Les politiques façonnent le monde dans lequel nous vivons et sont essentielles pour créer un avenir meilleur. Les décideurs doivent comprendre l’urgence de la crise écologique et concevoir de meilleures politiques pour y faire face efficacement.
Une forte demande du public augmente la probabilité que les gouvernements donnent la priorité à l’action climatique.
Que pouvons-nous faire ensemble aujourd’hui même?
Les négociations internationales sur le climat, qui se déroulent dans le cadre de la « COP 28 » au Qatar, auront lieu du 30 novembre 2023 au 12 décembre 2023. Malgré le consensus scientifique recueilli dans les rapports du GIEC, les réductions des émissions de gaz à effet de serre ne progressent pas suffisamment, le réchauffement climatique se fait plus rapide que prévu, et il fait des ravages sur les communautés les plus vulnérables à travers le monde.
L’année dernière, les négociations ont connu quelques succès sur le financement des pays pauvres et vulnérables les plus touchés, mais cette année, les États membres de l’ONU doivent faire le bilan de ce qui s’est passé depuis 2015 et l’adoption de l’Accord de Paris qui a fixé l’objectif d’une limitation du réchauffement climatique à 1,5°C au-dessus du niveau préindustriel (actuellement à 1,1-1,3°C).
Nous avons préparé une pétition que vous pourrez signer et que nous enverrons à l’honorable Justin Trudeau, premier ministre du Canada ainsi qu’à l’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et des Changements climatiques du Canada. Nous l’enverrons également à nos élus de fédéral, du provincial et municipal.
Projet de pétition
North Hatley, le 18 novembre 2023
PÉTITION À SIGNER ET À ENVOYER À LA COP28 DE DUBAI (30 novembre au 12 décembre 2023) ainsi qu’au premier ministre du Canada, l’honorable Justin Trudeau, et au ministre de l’Environnement du Canada, l’honorable Steven Guilbeault.
Les précédentes conférences internationales sur le changement climatique ont abouti à des résolutions qui n’ont pas été respectées, dans des degrés divers par de nombreux pays; certains choisissant même de ne pas y adhérer du tout. Nous constatons que la menace existentielle du changement climatique s’aggrave chaque année. L’injustice cruelle réside dans le fait que les pays qui souffrent le plus sont souvent les plus pauvres, ceux qui ont le moins contribué à la combustion des combustibles fossiles. Maintenant, les pays plus riches et plus développés subissent aussi les effets du changement climatique.
Pour atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique à l’objectif de 1,5°C, toutes les juridictions doivent s’engager collectivement à le réaliser. Aucun pays ou juridiction ne peut être souverain en ce qui concerne le changement climatique. La seule juridiction qui peut résoudre efficacement le problème est une juridiction planétaire, c’est-à-dire que l’ensemble de l’humanité travaillant ensemble avec une législation contraignante, assortie de sanctions exécutoires. C’est ce que la COP s’efforce de faire, mais les intérêts nationaux entrent en conflit. Nous pensons qu’une énorme pression des citoyens du monde entier pourrait être nécessaire pour accomplir cela, et plus tôt ce sera fait, mieux ce sera. Nous voulons en faire partie.
Une partie importante de la COP28 consistera également à allouer des ressources substantielles à un Fonds international pour les pertes et les dommages. Cela contribuera à une meilleure gestion des risques climatiques et aidera les pays les plus vulnérables à faire face aux conséquences du changement climatique.
Il est également essentiel que nous maintenions la règle des 1,5°C établie par l’Accord de Paris de 2015. Le non-respect de cette règle par le monde a entraîné une prévision d’une augmentation catastrophique de 3,2°C d’ici 2100 si nous continuons sur notre trajectoire actuelle !
Que Dieu nous aide à sauver cette planète sacrée !